Fanfilm

545686_330414457016762_1992036747_n

545686_330414457016762_1992036747_n

Un fanfilm est un film réalisé par un fan d’une série télévisée, d’un film, d’un jeu vidéo, d’un livre ou d’une bande dessinée à partir du monde imaginé dans l’œuvre qu’il apprécie.

Selon les chercheurs, la production d’œuvres par les fans est aussi ancienne que la production des œuvres auxquelles ils se rapportent, même si cette production a pris différentes formes au fur et à mesure de l’évolution des technologies et de la société.

En matière de fanfilms, c’est l’univers de Star Wars, de George Lucas, qui a le plus inspiré les créateurs. Déjà, en 1977, date de sortie de épisode IV – Un nouvel espoir, on pouvait admirer « Hardware Wars », avec ses grille-pains volants et ses fers à repasser mortels[réf. nécessaire].

Mais l’ère moderne des fanfilms Star Wars commence en 1997 avec Troops, une parodie de la série télévisée « COPS » dans l’univers de Star Wars, montrant des soldats impériaux patrouillant dans le désert de Tatooine, planète vue dans 5 des 6 films Star Wars.[réf. nécessaire]

L’univers de Star Wars, disposant d’une base solide de fans et d’une actualité brûlante avec la sortie des nouveaux épisodes, reste le plus propice à la création d’un fanfilm. Le développement fulgurant d’Internet, la banalisation des ordinateurs puissants et des caméscopes numériques, ont encouragé les fans à se lancer eux-mêmes dans la production d’un fanfilm. Une communauté solide de créateurs s’est formée, repoussant toujours plus loin les limites, améliorant constamment les effets spéciaux pour, dans certains cas, égaler ceux existant dans les films originaux de George Lucas.

Le pic de création se situe entre les sorties en 1999 de Star Wars : épisode I – La Menace fantôme et de Star Wars : épisode II – L’Attaque des clones en 2002. Les fans de tous âges se lancent dans une multitude de projets, du plus simple au plus ambitieux, du plus parodique au plus sérieux, ce qui conduit à envisager les différentes catégories de fanfilms.

Parmi les nombreux fanfilms circulant sur Internet, on peut trouver l’humoristique Store Wars, où les OGM se battent contre les aliments biologiques. Cela donne un court-métrage assez décalé, mais derrière le film se cache une critique de la société de consommation actuelle.[réf. nécessaire]

Parmi les projets les plus ambitieux, en 2006 est sorti JediCrisis, un fanfilm français semi-humoristique, de 35 minutes contenant 250 plans truqués et ayant demandé 5 années de développement.[réf. nécessaire]

En juin 2007, est sorti La Légende d’El Guittarus, court-métrage de 51 minutes rassemblant en un seul film Star Wars, Indiana Jones et Retour vers le futur[réf. nécessaire] ou encore un autre fan film de Star Wars La Nouvelle Menace (fr)[réf. nécessaire] qui a demandé une retouche sur 30 000 images pour créer les sabres laser pour pouvoir réaliser un combat à 6 (avec DarkVador) de près de 5 min sans compter le combat de vaisseaux …

Pendant l’année 2007, l’Ordre Sith, un véritable film, « sortira » sur Internet. Il a été réalisé principalement par quatre fans, mais a bénéficié de la participation de spécialistes en effets spéciaux.[réf. nécessaire]

En dehors des « grosses productions », réunissant en grande partie des adultes, beaucoup d’adolescents se mettent à la production de fanfilms. On trouve alors des effets spéciaux et des scénarios beaucoup moins perfectionnés mais toujours impressionnants.

Source wikipedia : fanfilm

STEVE SCHOFIELD – Land of the Free

179170_3700101294561_782452673_n

179170_3700101294561_782452673_n

-« Qu’est-ce qu’on mange ce soir?  »

Vous voulez en voir d’autres ?  site du photographe anglais Steve Schofield

Proust et la procrastination

Proust sur son lit de mort.

Si j’avais été moins décidé à me mettre définitivement au travail, j’aurais peut-être fait un effort pour commencer tout de suite. Mais puisque ma résolution était formelle, et qu’avant vingt-quatre heures, dans les cadres vides de la journée du lendemain où tout se plaçait si bien parce que je n’y étais pas encore, mes bonnes dispositions se réaliseraient aisément, il valait mieux ne pas choisir un soir où j’étais mal disposé pour un début auquel les jours suivants, hélas ! ne devaient pas se montrer plus propices. Mais j’étais raisonnable. De la part de qui avait attendu des années, il eût été puéril de ne pas supporter un retard de trois jours. Certain que le surlendemain j’aurais déjà écrit quelques pages, je ne disais plus un seul mot à mes parents de ma décision ; j’aimais mieux patienter quelques heures, et apporter à ma grand’mère consolée et convaincue, de l’ouvrage en train. Malheureusement le lendemain n’était pas cette journée extérieure et vaste que j’avais attendue dans la fièvre. Quand il était fini, ma paresse et ma lutte pénible contre certains obstacles internes avaient simplement duré vingt-quatre heures de plus. Et au bout de quelques jours, mes plans n’ayant pas été réalisés, je n’avais plus le même espoir qu’ils le seraient immédiatement, partant, plus autant de courage pour subordonner tout à cette réalisation : je recommençais à veiller, n’ayant plus pour m’obliger à me coucher de bonne heure un soir, la vision certaine de voir l’œuvre commencée le lendemain matin. Il me fallait avant de reprendre mon élan quelques jours de détente, et la seule fois où ma grand’mère osa d’un ton doux et désenchanté formuler ce reproche : « Hé bien, ce travail, on n’en parle même plus ? » je lui en voulus, persuadé que, n’ayant pas su voir que mon parti était irrévocablement pris, elle venait d’en ajourner encore et pour longtemps peut-être, l’exécution, par l’énervement que son déni de justice me causait et sous l’empire duquel je ne voudrais pas commencer mon œuvre. Elle sentit que son scepticisme venait de heurter à l’aveugle une volonté. Elle s’en excusa, me dit en m’embrassant : « Pardon, je ne dirai plus rien. » Et pour que je ne me décourageasse pas, m’assura que du jour où je serais bien portant, le travail viendrait tout seul par surcroît.